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Evaluation de l'impact environnemental de la digitalisation des services culturels

A l'occasion de la relance de la campagne de sensibilisation sur le numérique responsable[1], lancée par l'ADEME, le Ministère de la Transition Ecologique et de la Cohésion des Territoires, et face au développement du numérique qui a considérablement transformé l'accès des Français à la culture, l'ADEME présente ce jour son étude « évaluation de l'impact environnemental de la digitalisation des services culturels ». En l'espace d'une génération, les services culturels se sont largement digitalisés, passant de supports physiques comme le CD, le DVD ou le livre, à des versions numériques. En s'affranchissant du support physique, la consommation de biens culturels numériques a-t-elle pour autant un impact environnemental moindre ? Cette étude s'intéresse ainsi à évaluer par une analyse de cycle de vie multicritères quatre services culturels -lire un livre, écouter de la musique, regarder un film, et jouer à un jeu vidéo- entre leurs versions « physiques » et « numériques ».

Cette étude ne permet pas de conclure de façon globale que les services culturels numériques sont meilleurs que leurs alternatives physiques. L'impact environnemental d'un service culturel, qu'il soit digital ou physique dépend en partie de l'intensité d'usage qui en sera fait.

Par exemple, si écouter de la musique avec un CD a un impact environnemental plus important (sur l'ensemble de son cycle de vie) en comparaison avec les formats digitaux, celui-ci va s'amoindrir à mesure des écoutes. Il s'agit en effet d'un support qui va avoir une durée de vie importante : on peut l'écouter de nouveau pendant des dizaines d'années, le prêter ou le vendre lorsqu'on s'en lasse. C'est également le cas pour un DVD, qui est toutefois globalement moins réutilisé que le CD. De manière générale, acheter un CD ou un DVD pour un seul visionnage n'est pas pertinent d'un point de vue environnemental.

Autre exemple : pour le service culturel « lire un livre », la lecture d'un roman de 300 pages format papier a, de prime abord, l'impact environnemental le plus faible sur l'ensemble des indicateurs pris en compte (ressources, émissions de CO2...). Toutefois, pour un usage de plus de 10 lectures par an, utiliser une liseuse numérique a des impacts sur le changement climatique plus faibles que de lire sur format papier (dans l'hypothèse où les livres papiers sont neufs et jamais réutilisés). Dans l'hypothèse où chaque livre est réutilisé au moins 2 fois, la liseuse n'a un impact environnemental moindre qu'au-delà de 20 lectures par an.

Ces résultats peuvent aussi s'exprimer sans faire d'hypothèse sur le nombre d'années d'utilisation de la liseuse : il faut atteindre 50 livres pour que chaque livre supplémentaire ait moins d'impact carbone que le format papier neuf, et davantage encore si l'on prend pour comparaison la lecture d'un livre d'occasion.



Auteur : I CARE ENVIRONNEMENT
Editeur : ADEME
Année : 2022
Collection Expertises
Date d'édition 2022/11
Nb. de pages 170 P + 34 P
Lien : https://librairie.ademe.fr/dechets-economie-circulaire/5942-evaluation-de-l-impact-environnemental-de-la-digitalisation-des-services-culturels.html


Publié le 21/11/2022




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